Tottori

Les spécialités de Tottori

Les spécialités de Tottori sont nombreuses. Il faut dire que la préfecture est à la fois l’une des plus rurales du Japon, et l’une de celles dont le littoral est très étendu. Poires nashi, boeuf wagyu, crabes ou sake par exemple… les environs regorgent de produits gourmands. De quoi faire le bonheur des épicuriens.

Notez que ces produits seront forcément au menu si vous séjournez en ryokan. La carte des auberges traditionnelles privilégie en effet les produits frais, locaux et de saison.

Les spécialités de Tottori, côté terre

Parmi les préfectures du Japon, Tottori est généralement considérée comme l’une des plus rurales. Voici donc quelques-unes des spécialités à ne pas manquer.

L’échalote rakkyo de Tottori

Cette échalote blanche et croquante, récoltée fin mai-début juin, est aussi reconnue pour ses vertus médicinales. On lui prête un arôme puissant et pimenté. À Tottori, elle agrémente notamment marinades et curry.

Le nebarrikko d’Hokuei

Le nebarrikko, spécialité d’Hokuei, est une variété d’igname venue de Chine. Il est issu d’un croisement entre de l’igname et de la pomme de terre. Récolté en plein hiver, on le consomme généralement râpé, sous forme de tororo meshi par exemple. Suivant cette recette, l’igname est si finement râpé qu’il se transforme en une pâte élastique, que l’on mélange à du bouillon dashi et que l’on verse ensuite sur du riz blanc.

La pastèque d’Hokuei

Avec le nebarriko, la pastèque (suika) est l’autre grande spécialité de la ville d’Hokuei. Juteuse, légère et peu sucrée, elle est idéale pour se rafraîchir durant le chaud et humide été japonais.

La poire nashi, la plus emblématique des spécialités de Tottori

Généralement récoltées à l’automne, les poires nashi de Tottori, avec leur forme toute ronde, ressemblent à s’y méprendre à des pommes. Leur chair délicatement sucrée est plus ferme que celle de nos poires occidentales. On peut aussi les apprécier sous forme de vin de poire, ou comme fourrage dans les pâtisseries par exemple.

Les poires nashi sont si emblématiques que la mascotte de Tottori, Toripi, est un mélange entre une poire et un oiseau. Il existe également un musée de la poire Nashi, à Kurayoshi.

Les sake de Chizu, Misasa ou Kurayoshi

L’alcool de riz, subtil et doux, est l’une des grandes spécialités de la très rurale préfecture de Tottori. Parmi les bonnes adresses à connaître, on trouve notamment la brasserie Izumi Suwa de Chizu, la brasserie Fujii de Misasa et son célèbre sake Misasa-masamune, ou encore la brasserie Takada de Kurayoshi.

La liste n’est bien-sûr par exhaustive. Il ne subsiste aujourd’hui qu’une vingtaine de kura (brasseries de sake) dans toute la préfecture de Tottori.

Le Tottori wagyu, une viande d’exception

Le Tottori wagyu n’a rien à envier au célèbre boeuf de Kobe. À mille lieues des élevages intensifs, les boeufs portant cette appellation grandissent en plein air, au sein de petits cheptels et à l’abri du stress. La viande ainsi obtenue, marbrée de gras, est donc réputée très tendre.

Les spécialités de Tottori, côté mer

La préfecture de Tottori possède un littoral d’environ 130 km, du district d’Iwami à l’est à celui de Sakaiminato à l’ouest. La culture maritime y est donc profondément ancrée, pour le plus grand bonheur des gourmands.

Le calamar blanc

On dit que le scintillement des bateaux de pêche au calamar à l’horizon est l’une des caractéristiques estivales de Tottori. Le calamar blanc se pêche de mai à octobre dans la mer du Japon. Sa chair délicate et fondante, souvent comparée à celle du thon gras, en fait un mets de choix. Il se cuisine notamment en sashimi, sous forme d’ikadon (bol de calamar), ou grillé, bouilli, séché…

Le crabe matsuba, star hivernale des spécialités de Tottori

Cet énorme crabe, qui figure à la carte de nombreux restaurants en période hivernale, est sans aucun doute l’une des meilleures prises des environs. Avec sa chair élastique, il se consomme en sashimi, bouilli ou cuit à l’étouffé par exemple. On le pêche de novembre à mars.

La crevette mosaebi

La crevette mosaebi, dont le nom officiel est crevette kurozako, est une spécialité de la mer du Japon. Peu répandue dans les grandes villes, elle est très appréciée à Tottori pour son élasticité naturelle. Savoureuse et riche en goût, elle se consomme notamment en sashimi, mais aussi grillée au sel ou dans une soupe miso.

Les huîtres

Très pratiquée en mer intérieure de Seto, l’ostréiculture s’est aussi fait un place de choix en mer du Japon, et notamment à Tottori. L’huître locale est donc une huître de roche, que l’on pêche à la main. On la déguste en juin-juillet, de préférence crue avec un filet de jus de citron.

Le shiro hata

Ce poisson blanc se pêche de septembre à mai au large de Tottori. On en trouve également dans le Tôhôku. Il se déguste par exemple frit, grillé ou cuit dans de la sauce soja.

Cet article est le fruit d’un partenariat avec l’Office de Tourisme de Tottori.

10 Comments

  • Japan kudasai

    Haha voilà le moment tant attendu de la photo ridicule dans le marché aux poissons ! J'en garde un excellent souvenir, c'était tellement inattendu de trouver ces chapeaux ridicules sur le comptoir !!! En tout cas, l'article est vraiment super, c'est vraiment une bonne idée de présenter autre chose qu'un site touristique, un temple ou un musée. La bouffe, c'est universel et ça fait rêver tout autant 😉 !

  • Yoyo

    Ahaha XD Je veux le même chapeau que les votres! XD vous êtes trop drôle ! XD
    Tu m'as donner vraiment faim dit donc… Et cette poire en forme de pomme c'est vraiment très intrigant!
    Merci beaucoup Céci pour cette découverte et ce petit moment de rire ( vous êtes trop droleXD )

  • セシリア Céci

    Totalement d'accord : la gastronomie est aussi un argument important pour choisir une destination. De ce côté-là, Tottori n'a rien à envier aux préfectures plus connues.
    Aaaah, les chapeaux… Cette photo est vraiment trop marrante ! On a tellement ri pendant ce voyage hihi

  • セシリア Céci

    Figure-toi qu'on peut trouver des nashi en France, mais ils ne viennent pas forcément du Japon (j'ai trouvé des nashi chinois au supermarché Carrefour, près de chez moi).
    Mais on n'en trouve peut-être pas partout^^

    Ils sont beaux ces chapeaux, n'est-ce pas ? J'aurais dû essayer d'en acheter un, ça aurait été drôle de me balader en ville avec ça XD

  • Cécile

    Au top votre photo avec les chapeaux 😉
    Les crabes sont énormes ; on dirait des araignées de mer. Je parie aussi sur l'existence de la plaque d'égout le représentant.
    Je te remercie pour la précision concernant le nebarikko ; je ne me suis pas du tout sentie visée 😛
    Les nashi c'est trop bon, j'adore. Rien que de lire le nom ça me fait saliver. J'en trouve souvent dans les magasins grand frais mais aussi quelques fois sur certains étals de marché. Ouvrez l’œil ! Heureusement qu'on les trouve moins cher qu'au Japon : 350Y (2.95 €) un fruit ?! Ça m'a toujours tué les prix des fruits dans ce pays, c'est un vrai luxe.
    Merci pour ce bel inventaire des trésors de la gastronomie locale ; c'est toujours intéressant. Miam miam !

  • セシリア Céci

    Ahaha, j'avoue que j'ai pensé à toi en parlant de 'concombre recouvert de poils' XD Ton commentaire m'avait bien fait rire, mais je ne savais pas ce que c'était à l'origine, donc j'ai creusé un peu.
    Dommage, je n'ai pas de photo, mais on en trouve facilement sur Internet.

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