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Que faire à Nagasaki ?

L'essentiel de la préfecture

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La préfecture de Nagasaki se situe à l’ouest de Kyushu. Morcelée en un chapelet de petites îles qui s’étendent, au nord, à quelques kilomètres de la Corée du Sud, c’est l’une des rares zones du Japon qui a toujours été en contact avec l’étranger. Une spécificité qui lui donne une identité très singulière.

Nagasaki est voisine de la préfecture de Saga. Elle est séparée de Kumamoto par la mer d’Ariake.

Les principales villes de la préfecture sont Nagasaki, Hirado et Sasebo.

Nagasaki par quartiers

Nagasaki est une cité chaleureuse et cosmopolite, à la personnalité bien affirmée. Rasée à près de 80% lors de l’explosion de la bombe atomique du 9 août 1945, elle a su, tout comme Hiroshima, renaître de ses cendres. Petit tour d’horizon…

Urakami

C’est dans ce quartier vallonné du nord de Nagasaki que la bombe atomique de 1945 a fait le plus de dégâts. Les environs d’Urakami regroupent donc l’essentiel des sites de mémoire de la ville. Le Parc de la Paix occupe le sommet d’une colline dominant le quartier, offrant au passage une jolie vue sur la cathédrale Sainte-Marie d’Urakami, détruite par l’explosion et rebâtie à l’identique. On trouve non loin de là le Cénotaphe de l’Hypocentre, le Musée de la bombe atomique, et bien-sûr le Mémorial de la Paix pour les victimes. 

Oûra

Ce quartier abritait autrefois le secteur étranger de Nagasaki, où les résidents occidentaux s’installèrent à partir des années 1860. Parmi eux, on trouve des négociants européens, parmi lesquels l’écossais Thomas Blake Glover. Glover Garden, superbe parc dominant la baie de Nagasaki, lui doit son nom. Parsemé de belles demeures de style colonial, il abrite notamment la plus ancienne demeure de style occidental du Japon, la Glover residence.

On trouve également dans les environs l’élégante église d’Oûra.

Le port de Nagasaki

Centre névralgique de la ville, le port de Nagasaki est toujours très actif. C’est l’un des plus importants du Japon, avec ceux de Kobe et Yokohama. On trouve, à proximité de la baie, l’île artificielle de Dejima et le quartier de Chinatown. 

Le musée préfectoral d’art se trouve également dans les environs, au milieu du Nagasaki Seaside Park. 

Irabayashi et Teramachi

Sur les flancs du mont Kazagashira, le district d’Irabayashi est principalement connu pour son lien avec Sakamoto Ryoma. C’est en effet dans les environs que ce dernier fonda en 1865 la compagnie maritime Kameyama Shachu, considérée comme la plus ancienne société moderne du Japon. 

Un musée et plusieurs monuments (statues, belvédères…) occupent le quartier, tandis que Teramachi-dori, la rue des temples, occupe le pied de la colline.

Inasa

Sur la rive ouest de la baie de Nagasaki, le quartier d’Inasa doit son nom à l’imposante colline qui le surplombe. L’observatoire situé au sommet du Mont Inasa est d’ailleurs un spot à visiter absolument à la nuit tombée. On y accède de préférence en téléphérique, depuis la station située à proximité du sanctuaire Fuchi. 

La vue nocturne sur Nagasaki est si époustouflante qu’elle est considérée comme l’une des trois plus belles vues nocturnes du Japon.

EN SAVOIR PLUS : Nagasaki by night

Les belles excursions à Nagasaki

Depuis Nagasaki, quelques destinations originales s’offrent à vous, le temps d’une journée ou d’un week-end.

Hirado

Au nord de la préfecture, l’île d’Hirado, reliée à Kyushu par un pont, est l’un des premiers points de contact entre le Japon et l’Occident au 16e siècle. C’est ici notamment que les premiers missionnaires chrétiens débarquèrent pendant l’ère Edo. La présence néerlandaise y est demeurée importante jusqu’à l’expansion du port de Nagasaki, avec de nombreuses constructions d’inspiration hollandaise. On peut également visiter sur place une cathédrale et un château.

Sasebo

Cette ville portuaire abrite une base navale américaine, qui a fortement influencé l’identité locale. On peut y déguster un burger réputé, tout en observant les navires militaires qui circulent sur le port. Sasebo est aussi appréciée pour son centre ville animé.

C’est également ici que se situe le parc à thème Huis Ten Bosch. Ce dernier plonge le visiteur dans l’atmosphère des Pays-Bas, à travers une reconstitution de monuments ou lieux célèbres (port d’Amsterdam, moulins de Kinderdijk, champs de tulipes…). 

Plus d’informations sur
www.huistenbosch.co.jp

Les sites et espaces naturels de Nagasaki

Région très volcanique, la préfecture de Nagasaki jouit d’un impressionnant patrimoine naturel. Elle fait notamment partie du Parc National de Saikai, qui longe sur plus de 800km le littoral nord-ouest de Kyushu.

Baie de Kujukushima

À Sasebo, la baie de Kujukushima (« 99 îles ») comporte en réalité plus de 200 îles, inhabitées dans leur écrasante majorité. On peut les admirer depuis les observatoires qui jalonnent le pourtour du littoral, ou le temps d’une croisière en bateau pirate.

Plus d’informations sur
www.pearlsea.jp

Parc national d’Unzen-Amakusa

Le mont Unzen occupe la péninsule de Shimabara, au sud-est de la préfecture de Nagasaki. Il appartient au parc national d’Unzen-Amakusa, et constitue un spot idéal pour les amateurs de nature… et de sources chaudes. Parmi les sites à découvrir, les Enfers d’Unzen (Unzen Jigoku) témoignent de l’activité volcanique encore récente du site. On peut y croiser fumerolles et lacs bouillonnants, qui furent utilisés au 17e siècle pour torturer les missionnaires chrétiens.

Plus d’informations sur
www.unzen.org

Les stations thermales de Nagasaki

La péninsule de Shimabara constitue, sans surprise, la zone la plus propice au thermalisme à Nagasaki.

Obama onsen

Cette petite station thermale située sur le littoral ouest de la péninsule, au pied du mont Unzen, est réputée pour ses sources, les plus chaudes du Japon. Trois onsen publics permettent de profiter des bienfaits d’une eau riche en chlorure de sodium. Le remède idéal contre les rhumatismes, les douleurs musculaires et les maladies chroniques de la peau. La spécialité locale est l’Obama-chanpon.

Unzen onsen

La plus célèbre station thermale de Nagasaki s’est développée à partir des années 1910 autour de ses sources chaudes. Elle est réputée pour son eau à haute teneur en soufre, bénéfique pour la circulation sanguine et contre la fatigue, les rhumatismes et les maladies de la peau.

 

Plus d’informations sur
www.unzen.org

Les temples et sanctuaires de Nagasaki

Nagasaki a été fortement influencée par les croyances étrangères, ce qui en fait une préfecture un peu à part dans le paysage de l’archipel. Elle est, de loin, la région la plus christianisée du Japon. C’est en effet ici que la plupart des missionnaires catholiques accostèrent, à partir du XVIème siècle. On  trouve également à Nagasaki de très nombreux temples chinois, en particulier du côté de Teramachi.

Église d’Oûra

L’église d’Oûra se situe dans le quartier éponyme, au sud de Nagasaki. Il s’agit de la plus ancienne église catholique du Japon, mais aussi le premier édifice de style occidental classé Trésor National.

Aussi appelée « basilique des Vingt-Six Saints Martyrs du Japon », elle rend hommage aux victimes de persécutions,  lors des premières tentatives d’évangélisation de l’archipel, aux 16e et 17e siècles.

Cathédrale Sainte-Marie d’Urakami

Cette belle cathédrale de briques rouges, détruite par l’explosion atomique de 1945, a été reconstruite au même emplacement en 1959. Un pan de mur de la cathédrale d’origine a été déplacé à proximité de l’hypocentre.

On peut notamment découvrir dans cet édifice la Vierge de Nagasaki. Retrouvé dans les ruines de la cathédrale, ce buste en bois de la Vierge Marie est désormais l’un des symboles de la catastrophe. Ses deux orbites brûlées laissent apparaître une fissure semblable à une larme.

Kofuku ji

L’un des plus anciens temples bouddhistes de Nagasaki, datant de 1623, se situe sur les hauteurs de Teramachi. On le surnomme parfois « le temple rouge » à cause de son imposante porte vermillon.

Koshibyo

3/5

Ce superbe temple chinois, situé à proximité de l’église d’Oûra et de Glover Garden, abrite également un musée dédié à l’art chinois. Le site appartient officiellement à la Chine, et constitue donc un minuscule enclave étrangère, en plein coeur de la ville.

Sofuku ji

4/5

Ce paisible temple, reconnaissable à sa jolie porte rouge, abrite deux monuments classés « Trésor National ». On peut également y découvrir un grand chaudron datant de 1681, utilisé pour nourrir la population durant la famine. 

Le temple est dédié à la déesse chinoise de la mer, Mazu. Il offre une agréable halte, à proximité du quartier de Chinatown et de la colline de Teramachi.

EN SAVOIR PLUS : Le temple Sofuku ji

Les musées et sites historiques de Nagasaki

L’histoire de Nagasaki est atypique, ses sites historiques et culturels aussi. Dans cette préfecture où les échanges culturels et commerciaux avec l’étranger n’ont jamais réellement cessé, quelques lieux retiennent immanquablement l’attention.

Dejima

3/5

Petite enclave portugaise, puis néerlandaise, au sein du port de Nagasaki, l’île de Dejima est aujourd’hui un charmant musée qui retrace l’histoire des relations commerciales entre la ville et l’Occident. Un incontournable.

EN SAVOIR PLUS : Dejima, l’île-musée

Glover Garden

4/5

Glover Garden doit son nom à Thomas Blake Glover (1838-1911), célèbre marchand écossais qui contribua largement à la modernisation du Japon pendant l’ère Meiji et fonda, en 1859, sa propre compagnie. Le parc, de style occidental, se niche sur les hauteurs de la ville.

Hashima

Aussi appelée Gunkanjima (litt. « île navire de guerre »), Hashima se situe au large de Nagasaki, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de la ville. Cette ancienne colonie minière, fondée dans les années 1880, est devenue au fil du temps l’un des lieux les plus densément peuplé au monde.

Abandonnée dans les années 1970, elle fait aujourd’hui figure d’île fantôme. Longtemps laissée à l’abandon et interdite d’accès pour raisons de sécurité, elle rouvre au public en 2009, avec la mise en place d’un itinéraire touristique balisé.

La même année, son classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO est sollicité. Hashima obtient la reconnaissance en 2015, en même temps que d’autres « sites de la révolution industrielle Meiji au Japon ».

Plus d’informations sur
www.gunkanjima-nagasaki.jp

Meganebashi

3/5

Surnommé « le pont lunettes » en raison de sa forme lorsque les deux arches se reflètent dans l’eau, le Meganebashi est le plus ancien pont de pierre du Japon. Il date de 1634.

Musée mémorial de Kameyama Shachu

Dans le quartier d’Irabayashi, ce musée retrace l’histoire de la compagnie maritime fondée par Sakamoto Ryoma en 1865. Petit par la taille, ce musée abrite de nombreux objets d’époque, dont certains ayant appartenu à Ryoma. Une veste ornée de son blason familial par exemple.

Musée préfectoral des arts de Nagasaki

Ce musée récent (2005) occupe le Nagasaki Seaside park, qui fait face à l’île artificielle de Dejima. On peut y admirer des oeuvres contemporaines d’artistes de la préfecture, ainsi que la plus importante collection d’art espagnol de l’archipel.

Plus d’informations sur
www.nagasaki-museum.jp

Les sites de mémoire de Nagasaki

Tout comme Hiroshima, Nagasaki abrite de nombreux sites de mémoire liés à l’explosion de la bombe atomique du 9 août 1945. Ces derniers occupent principalement le quartier d’Urakami, au nord de la ville.

Mémorial National de la Paix pour les victimes de la bombe atomique de Nagasaki

4/5

Cet impressionnant mémorial souterrain abrite le registre des victimes de la bombe atomique de 1945. Il a été imaginé par l’architecte Akira Kuryû.

Musée de la bombe atomique

5/5

Ce musée à taille humaine revient sur le contexte géopolitique de la catastrophe, ainsi que sur les conséquences humaines et matérielles de l’explosion.

Parc de la Paix

4/5

Situé sur les hauteurs d’Urakami, ce parc regroupe de nombreux monuments internationaux sur le thème de la Paix. La Statue de la Paix trône au centre du site, son doigt accusateur pointé vers le ciel. Le cénotaphe de l’Hypocentre se situe en contrebas.

Les spécialités de Nagasaki

Nagasaki regorge de spécialités artisanales et gourmandes, inspirées pour certaines par les voyageurs chinois et occidentaux. 

Artisanat local

Tout comme la préfecture voisine de Saga, Nagasaki est célèbre pour sa céramique. La porcelaine d’Hasami (au nord de la baie d’Omura) est une tradition locale depuis la fin du 16e siècle. C’est une porcelaine accessible et qualitative, destinée au marché national. Elle est donc peu connue à l’étranger, mais très répandue dans les foyers japonais.

Spécialités gourmandes

Spécialité emblématiques de Nagasaki, le castella est un petit gâteau moelleux, importé au Japon au 16e siècle par les marchands portugais. Si vous souhaitez tester par vous-même, rendez-vous à la boutique Fukusaya, spécialisée dans la fabrication de castella depuis 1624. Située entre Chinatown et le Sofukuji, elle propose une vaste gamme de gâteaux moelleux à souhait, à acheter entiers ou en parts individuelles. Au passage, une petite astuce pour reconnaître le véritable castella de Nagasaki: ce dernier est parsemé de petites perles de sucre sur le dessous, qui croquent sous la dent.

On trouve également à Nagasaki, dans les boutiques de souvenirs de Dejima et Glover Garden par exemple, d’excellents caramels parfum castella. 

Côté recettes, le chanpon fait partie des plats les plus populaires de Nagasaki. D’origine sino-japonaise, il serait apparu durant la période Meiji (1868-1912). Il se compose de nouilles souples servies dans un bouillon à base de porc et de poulet, garnies de légumes, de porc ou de fruits de mer frits dans du lard. Une variante, le sara udon, est servi avec des nouilles grillées.

Composé de nombreux petits plats à partager, servis au restaurant sur une table ronde, le shippoku inclut quant à lui des mets japonais, chinois et occidentaux. Sa tradition remonte à la période Edo.

Le Sasebo burger, enfin, a été introduit à Sasebo dans les années 50 par les soldats américains de la base navale proche. Revisité par les cuisiniers japonais, c’est aujourd’hui une spécialité très populaire de la ville.

Les grands événements à Nagasaki

Nagasaki est une préfecture festive, rythmée par divers événements qui témoignent, une nouvelle fois, de son ouverture aux autres cultures. Venus de Chine ou d’Europe, ces événements font désormais partie intégrante de l’identité locale.

Festival des lanternes de Nagasaki

Le plus grand festival des lanternes du Japon, initié par la communauté chinoise de Nagasaki, fait aujourd’hui figure d’incontournable. Pas moins de 15 000 lanternes de toutes tailles illuminent la ville pendant près de deux semaines, dans le cadre des célébrations du Nouvel An chinois. Au programme: danses du lion et du dragon, déambulations et feux d’artifice. 

Chaque année en février, à Nagasaki

Festival des mille lanternes d’Emukae 

Les berges de la rivière Emukae, à Sasebo, sont chaque été le théâtre de splendides illuminations. Point d’orgue du festival: l’apparition d’un mât haut de 25m, décoré d’environ 3300 lanternes. À la tombée de la nuit, ce sont près de 10000 lanternes qui illuminent l’ensemble de la ville.

Chaque année le 23 et 24 août, à Sasebo

Nagasaki Kunchi

On dit que le Nagasaki kunchi fut créé dans les années 1630, en réaction à l’évangélisation croissante de la ville par les missionnaires hollandais.

La danse du dragon n’est pourtant pas une tradition purement japonaise. Elle s’inspire de la danse effectuée par les résidents chinois de Nagasaki pour les cérémonies du Nouvel An. La technique est très simple: les danseurs manipulent une grande marionnette flexible représentant un dragon géant, à l’aide de perches positionnées à intervalles réguliers le long du corps de la créature.

Chaque année, du 7 au 9 octobre à Nagasaki

En train

  • JR Kagoshima-Line puis JR Nagasaki-Line vers Nagasaki depuis Fukuoka (Hakata) 
  • JR Sasebo-Line, puis Seaside-Liner vers Nagasaki depuis Sasebo
  • JR Nagasaki-Line vers Nagasaki depuis Saga

En autobus

  • Depuis Fukuoka: Bus Nishitetsu depuis Fukuoka station (2h15), départ toutes les heures

En avion

  • Aéroport de Nagasaki (NGS) : 12 vols/jour depuis Tokyo Haneda (JAL ou ANA, 1h55)
Mise à jour : septembre 2020