Momiji et maneki neko au temple Gotokuji, Tokyo
Gifu,  Hiroshima,  Oita,  Saga,  Tokyo

Momiji, mes 5 spots d’automne favoris

L’automne est incontestablement ma saison préférée pour voyager au Japon, et cette préférence tient principalement en un mot: momiji. Ce nom à la sonorité toute douce désigne les érables japonais (acer japonicum). J’adore admirer leur feuillage rougeoyant, mais aussi le jaune intense des gingko en cette saison.

Au Japon, on appelle koyo la coloration des feuillages d’automne, et c’est un spectacle superbe à voir. À l’exception d’Okinawa, dont le climat subtropical ne convient pas aux acer, cet événement concerne l’ensemble des préfectures de l’archipel.

Tout comme pour hanami, les japonais suivent avec passion l’arrivée du pic de coloration des feuillages, grâce à des bulletins météo réguliers appelés Koyo zensen. On appelle momijigari la « chasse aux érables rouges », autrement dit le fait de contempler les arbres au bon moment.

Au cours de mes voyages, j’ai souvent privilégié l’automne, ce qui m’a permis d’explorer un grand nombre de lieux intéressants pour pratiquer le momijigari. Le choix n’a pas été facile, mais je vous livre ici la sélection de mes 5 spots préférés…

Kunenan à Saga

Je ne pouvais commencer cette sélection sans évoquer le lieu qui reste, à ce jour, mon préféré: Kunenan. Ouvert à peine neuf jours par an au moment du pic de coloration des momiji, ce site mérite indéniablement le détour. Il se situe à Kanzaki, dans la campagne de Saga, non loin d’un autre lieu passionnant à découvrir, le parc Yoshinogari.

Kunenan n’est pas immense, mais les momiji y sont superbes et j’ai rarement vu un timing d’observation aussi parfait. Ajoutez à cela le charme du quartier, où l’ouverture du jardin coïncide avec l’installation de nombreux stands de street food automnale et de produits du terroir, et vous comprendrez mon enthousiasme. 

Momiji à Kunenan, Kanzaki, préfecture de Saga

À Kunenan, on expérimente l’ambiance de la campagne japonaise. Il y a d’ailleurs très peu de visiteurs étrangers sur place, la fenêtre des neuf jours étant étroite, et le lieu assez reculé. Heureusement, des navettes au départ de Fukuoka permettent de se rendre directement sur place. J’ai adoré l’endroit, que je vous recommande sans réserve si vous vous trouvez sur place au bon moment.

Le temple Gotokuji à Tokyo

Niché dans l’arrondissement de Setagaya, à Tokyo, le temple Gotokuji est très connu pour ses nombreuses statuettes de maneki neko, qui offrent un spectacle insolite des plus photogénique. Mais on sait beaucoup moins que l’endroit est aussi un agréable spot pour profiter du koyo

L’enceinte du temple abrite de nombreux érables dont les teintes vermillons se marient à merveille avec celles des maneki neko. De quoi s’offrir un agréable safari photo.

Si vous vous perdez dans les parages, prenez également le temps de flâner dans les ruelles proprettes de Setagaya. Le quartier, plutôt résidentiel, ne manque pas de charme. 

Usa jingu à Oita

Le sanctuaire Usa jingu, dans la préfecture d’Oita, est un lieu dont je garde une étrange impression. Avec ses immenses torii et ses larges allées, le site m’a donné le vertige. D’autant que je l’ai visité sous la pluie et la brume, à la lueur fébrile des lanternes.

Heureusement, plus on approche du coeur du sanctuaire et plus l’environnement se resserre. On arrive alors sur les hauteurs d’une belle colline boisée, égayée par les momiji flamboyants. 

Escalier et lanternes au sanctuaire Usa jingu, Usa, préfecture d'Oita

Sans nul doute l’une des expériences les plus mystiques que j’ai vécu au Japon.

Shirakawago et Hida no Sato à Gifu

Je triche un peu cette fois, en vous proposant deux sites situés au nord de la préfecture de Gifu. Il faut dire que Shirakawago et Hida no Sato partagent de nombreux points communs, il m’a donc semblé assez logique de les réunir. Commençons par Shirakawago, et plus précisément le village d’Ogimachi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses maisons de style gasshô zukuri, typiques des Alpes japonaises.

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Le village en lui-même dégage un charme fou. À la manière de Kunenan, j’ai apprécié son atmosphère champêtre, hors du temps, qui nous plonge dans l’art de vivre du Japon des campagnes. Si l’on croise ici et là de beaux arbres rougeoyants, les spécimen les plus impressionnants sont localisés dans le village-musée Gasshô zukuri Minkaen.

Maisons gassho-zukuri, Shirakawago, préfecture de Gifu

Hida no Sato, le village folklorique de Takayama, offre quant à lui un environnement très similaire, dans un cadre plus boisé. Le site s’organise autour d’un vaste plan d’eau où se reflètent les feuillages colorés.

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Le temple Daisho in à Miyajima

Entre Miyajima, Mitakidera et le jardin Shukkeien, j’ai longuement hésité sur le site à choisir pour la préfecture d’Hiroshima.

Niché sur les hauteurs de Miyajima, le plus ancien temple de l’île abrite un patrimoine hors norme: entre 2500 et 3000 statues, parmi lesquelles 500 statues rakan représentant les disciples de Bouddha. De quoi enrichir son momijigari d’un splendide voyage à travers l’Histoire.

Point de départ de plusieurs randonnées sur les flancs du mont Misen, le complexe bouddhiste inclut également plusieurs pavillons situés à proximité du sommet. Le plus connu est le Reikado, qui abrite une flamme éternelle qui brûlerait depuis plus de 1200 ans…

Lors de votre excursion automnale sur Miyajima, ne manquez pas de goûter la spécialité locale, parfaitement dans le thème de cet article: le momiji manju.

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