La street food au Japon

Délices sucrés et salés à grignoter sur le pouce

La street food fait largement partie du quotidien des japonais. C’est bien simple: elle est partout, dans les grandes villes comme dans les villages plus modestes, en particulier lors des événements.

Avis aux curieux: cette « cuisine de rue » fait partie intégrante de l’expérience japonaise. Aussi, ne manquez pas de vous arrêter dans les yatai (stands de marchands ambulants) qui croiseront immanquablement votre route.

Aux origines de la street food japonaise

La street food japonaise, Yatai no Tabemono, est née pendant l’ère Edo. À cette époque, les daimyo (seigneurs de guerre) et leurs suites passent beaucoup de temps sur les routes, le shogun exigeant chaque année leur présence à la capitale. Les marchands ambulants commencent à apparaître pour répondre à leurs besoins en fournitures de voyage… et bien-sûr en nourriture.

Par la suite, les yatai commencent à s’implanter autour des lieux de passage, monuments et temples notamment. Aujourd’hui encore, il est très fréquent d’en croiser lors des fêtes populaires et matsuri. Ou à proximité des spots du hanami ou du koyo.

Où expérimenter la street food japonaise ?

La réponse pourrait être: « absolument partout » ! Mais quelques spots sont particulièrement réputés pour leur cuisine de rue. La liste n’est pas exhaustive.

Fukuoka et ses yatai

4/5

Bien qu’en voie de disparition du fait d’une législation très stricte, les yatai sont encore légion à Fukuoka. On en dénombre près de 200. Ces petites gargotes mobiles offrent une expérience des plus conviviales. On y déguste une cuisine bon marché, faite de plats simples (oden, ramen, yakitori… selon les envies du chef et la saison du moment).

L’ambiance y est particulièrement chaleureuse, bien qu’elle laisse peu de place à la distanciation sociale. La clientèle étant majoritairement japonaise, les yatai sont l’occasion de faire d’intéressantes rencontres. Attention: les menus ne sont pas toujours traduits en anglais. 

Osaka, capitale japonaise de la street food

3/5

Osaka n’a pas volé son surnom de « cuisine du Japon »! Un proverbe local dit même qu’à Dotonbori, quartier de la street food par excellence, on peut manger jusqu’à la ruine. Il faut dire que l’endroit regorge d’échoppes et de petits restaurants bon marché, où l’on déguste kushikatsu, okonomiyaki et autres takoyaki à la lumière d’enseignes plus tape-à-l’oeil les unes que les autres… Le tout, dans une bonne humeur des plus contagieuses, évidemment.

Takayama, destination gourmande

5/5

À Takayama, on déguste le boeuf sous toutes ses formes: yakitori, sushi, nikuman, shabu shabu, grillades… Impossible d’y échapper! Le quartier historique de Sanmachi Suji, avec ses charmantes rues commerçantes, est d’ailleurs un petit paradis de la street food, au coeur des Alpes japonaises.

Les incontournables de la street food japonaise

Ne quittez pas le Japon sans avoir goûté à quelques-unes de ces spécialités gourmandes…

Dorayaki

Cette spécialité sucrée se compose de deux pancakes fourrés à l’anko, une pâte de haricot rouge sucrée, indissociable de la pâtisserie japonaise. 

Karaage

Le poulet karaage est un classique des échoppes de street food japonaises. Pour cuisiner un karaage digne de ce nom, la viande doit être marinée dans un mélange d’ail, de gingembre et de sauce soja, puis panée avec de la farine de blé et frite dans l’huile, à la manière d’une tenpura.

À noter que le poulet karaage n’est qu’une variante, on peut aussi utiliser du poisson… ou toutes sortes de plantes (légumes, racines), bien que ce soit moins courant.

Nikuman

Le nikuman ou niku-manjû désigne une brioche vapeur fourrée à la viande, originaire de Chine. On en trouve fréquemment dans les yatai, mais aussi dans les combini.

Oden

L’oden est une sorte de pot-au-feu japonais, que l’on consomme l’hiver pour se tenir chaud. Le bouillon à base de dashi accompagne toutes sortes d’ingrédients, que l’on choisi au gré de ses envies: daikon (sorte de gros radis japonais), oeuf, tofu frit… C’est un incontournable des combinis, et des matsuri hivernaux.

Okonomiyaki

Ce plat populaire, souvent qualifié « d’omelette japonaise », est né après la Seconde Guerre mondiale, pour accommoder les restes de nourriture. Il existe plusieurs variantes régionales, dont les plus connues sont celles d’Osaka et d’Hiroshima.

À Osaka, on cuisine l’okonomiyaki à base d’oeufs, de porc, de farine de blé, de bouillon de poisson, de chou vert, de ciboulette, de gingembre, de sauce spéciale pour okonomiyaki, de mayonnaise japonaise et de katsuo-bushi (bonite séchée).

La version d’Hiroshima inclut quant à elle des nouilles japonaises.

LIRE AUSSI : Une histoire d’okonomiyaki, sur le blog Horizons du Japon

Taiyaki

Le taiyaki est une gaufre en forme de carpe, poisson porte-bonheur, généralement fourrée à l’anko.

Takoyaki

Les takoyaki sont des boulettes fourrées au poulpe (tako), originaires d’Osaka. On les prépare comme des gaufres: les morceaux de poulpe sont mélangés à une pâte, que l’on va cuire dans un moule circulaire. Recouvertes d’une sauce spéciale et de copeaux de bonite séchée (katsuobushi) à la manière d’un okonomiyaki, les boulettes ainsi obtenues se mangent très très chaudes.