Kyoto

Gion, quartier des geisha à Kyoto

Parmi le foisonnement d’expériences possibles à Kyoto, la visite de Gion, quartier des geisha, fait figure d’incontournable. Il est vrai que croiser ne serait-ce qu’une maiko, au hasard de sa promenade, est un instant mémorable.

Un peu trop peut-être? Car les nombreuses incivilités commises par les touristes à Gion ont eu raison de la patience des riverains. Depuis octobre 2019, le conseil des habitants et commerçants du quartier a purement et simplement décrété l’interdiction d’y prendre des photos. Seule exception : Hanamikoji, l’artère principale.

Redécouvrir le quartier des geisha… au-delà des likes Instagram

Faut-il pour autant cesser de venir à Gion? Bien-sûr que non. Le moment me semble même bien choisi pour redécouvrir le quartier, en oubliant quelques heures le compteur de likes de son profil Instagram.

Car la magie de la rencontre fortuite avec une geisha ne s’arrête pas à une photo floue, immortalisée à la hâte. Ou pire: à un portrait arraché au culot, en importunant son modèle. Personnellement, la frustration de croiser une geisha par hasard, à l’angle d’une rue, sans avoir le temps de dégainer mon appareil photo, ne me manquera pas. Au contraire: j’aurai enfin le temps de savourer ma chance.

Gion, un quartier des geisha, mais pas seulement

Car une visite de ce quartier historique de Kyoto, ça se savoure. Le charme de certaines rues de Gion est légendaire. Je pense par exemple aux trois incontournables: Hanamikoji, Shirakawa, et Pontocho.

Le quartier doit également beaucoup à ses ruelles pittoresques, peuplées d’élégantes machiya (maisons en bois typiques). On y trouve de charmantes boutiques, mais aussi des salons de thé très chers dans lesquels il faut souvent montrer patte blanche.

Les insaisissables geisha de Gion

Photographie ou pas, je vous souhaite d’avoir l’occasion de croiser au moins une geisha au cours de votre passage à Gion. D’abord, par ce que c’est beau: la tenue traditionnelle est d’une élégance folle, en particulier celle des maiko. Ces dernières arborent de splendides kimonos aux couleurs chatoyantes. Les ornements de leurs cheveux sont sublimes.

Ensuite, parce que la vision colorée d’une geisha frappe durablement l’imagination. Voilà typiquement le genre de rencontres dont on se souvient sans peine dix ans après le voyage. Avec ou sans photo à la clé.

La geisha, une artiste accomplie

Véritable gardienne de la culture japonaise, la geisha développe de nombreux talents artistiques au cours de sa longue formation. Cette dernière inclut notamment des cours de chant, de musique, de danse, de poésie, de littérature, ou encore d’ikebana (l’art de la composition florale). De plus, toute geisha digne de ce nom doit être versée dans l’art de la conversation.

Comme souvent au Japon, l’activité est extrêmement codifiée. Par exemple, j’utilise depuis le début de cet article le terme générique de geisha. Mais à Gion, vous aurez plus de chances de croiser des maiko (apprenties geisha), vêtues de kimono de couleur vive.

Les geiko (geisha confirmées) sont beaucoup plus discrètes. On les reconnaît notamment à leur perruque très sobre, dénuée d’ornements superflus, et à leur nuque totalement recouverte de maquillage. Il y a d’autres différences bien-sûr, mais si vous repérez déjà ces deux critères, aucune chance de les confondre.

Où croiser des geishas à Gion ?

La tombée de la nuit est généralement le meilleur moment de la journée pour croiser des geishas dans la rue. C’est à cette heure qu’elles quittent leurs okiya pour honorer les premiers engagements de la soirée. Si vous parvenez à dénicher l’une de ces “maisons de geisha”, peut-être aurez-vous la chance d’en voir sortir plusieurs en même temps ? Tout est une question de timing.

Dans tous les cas, soyez discret: ni interpellations, ni promiscuité gênante. N’arrêtez jamais une geisha dans sa course. N’empiétez pas sur une propriété privée pour mieux les observer. En résumé: montrez-vous respectueux, tout simplement.

Mise à jour : septembre 2020

Merci à Adrien, du blog Voyage Way, pour avoir mis ses photos à ma disposition.
Ces dernières ont été prises en décembre 2016.

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